Le rendez-vous de la mobilité

En formule e, c’est l’efficacité qui prime

Parmi les meilleurs pilotes de monoplaces électriques, l’Italo-Suisse Edoardo Mortara explique ce qui fait la singularité de sa discipline.
Edoardo Mortara (Venturi Formula E) en conférence de presse E-Prix à Rome Formula E, 13/04/2018, Rome, Italie. © Independent Photo Agency Srl / Alamy banque d’image

Compléter un certain nombre de tours le plus rapidement possible, le tout avec une quantité d’énergie strictement limitée. C’est le défi auquel est confronté, course après course, les pilotes de Formule E, le championnat automobile dédié aux monoplaces électriques. À ce jeu-là, le Genevois EDOARDO MORTARA fait partie de l’élite. Même si cette saison les bons résultats se font attendre, l’Italo-Suisse a terminé sur le podium des deux derniers championnats du monde. Il explique ce qui rend cette discipline si particulière.

Savoir gérer son énergie

«En tant que pilote, on cherche toujours à pousser son véhicule à ses limites», souligne celui qui compte six victoires sur le circuit depuis 2017. «Ce qui est différent en Formule E, c’est que l’on n’a pas assez d’énergie pour terminer une course en étant constamment au maximum. Il faut donc trouver le meilleur rendement énergétique.» La solution? Garder constamment un oeil sur les performances de la voiture et adapter sa stratégie en conséquence. Et c’est bien à celui qui tient le volant de prendre les meilleures décisions. «Les ingénieurs n’ont pas directement accès aux données», précise le pilote. «En course, je peux leur transmettre certaines données de manière codée, mais c’est surtout à moi d’ajuster ma conduite. C’est ce que j’aime, car ce genre de décisions stratégiques a souvent un fort impact sur les résultats.»

Son véhicule sur le bout des doigts

C’est par la compréhension du rendement de leur monoplace que se démarquent les meilleurs pilotes. «Nous sommes constamment en train de faire des compromis entre la performance et l’effi cience énergétique», relève Edoardo Mortara. Freiner fort avant une courbe, laisser rouler en ligne droite: les principes qu’ils appliquent sur le circuit sont les mêmes que l’on conseillerait à un conducteur de véhicule électrique. Ils permettent d’optimiser son autonomie. «Fondamentalement, l’approche est la même que sur route», ajoute le pilote suisse. «À la différence que nos Formule E sont beaucoup plus difficiles à conduire et beaucoup moins confortables (rires)».

Un regard attentif sur le marché

C’est donc avec un oeil expert que le Genevois observe l’arrivée de nouveaux véhicules électriques sur le marché. Dans le privé, il reconnaît ne pas avoir trouvé celui qui correspond réellement à ses besoins. Mais pourrait bientôt se laisser tenter, à condition de trouver un modèle qui lui plaise visuellement, à l’instar de l’Enyaq Coupé RS iV. Le pilote recherche un modèle qui dispose d’un système de charge bidirectionnel. «Ce serait l’idéal: le charger à domicile grâce à nos panneaux solaires et l’utiliser ensuite comme batterie pour couvrir une partie de notre consommation électrique ménagère», confi e Edoardo Mortara. Bonne nouvelle, un nombre grandissant de constructeurs mise sur cette technologie dont Škoda. Encore confi dentielle, elle est appelée à se démocratiser ces prochaines années.

Les entreprises roulent à l’électrique

Comme d’autres entreprises, BAILLOD SA et BAILLOD E, à Verbier, ont récemment commandé trois véhicules électriques. Son directeur, JEAN BAILLOD revient sur les motivations de ce changement. Au moment de mettre à jour leur flotte d’entreprise, le choix coulait presque de source pour Baillod SA et Baillod E, à Verbier. Après tout, quoi de plus naturel pour ces sociétés spécialisées dans l’électricité et dans l’installation de bornes de recharge que de miser sur des voitures électriques? DU NEUF PLUTÔT QUE DE L’OCCASION «Nous souhaitions instaurer une nouvelle dynamique dans notre entreprise fondée en 1961», relève Jean Baillod, directeur de Baillod SA. «Se rendre chez les clients dans des véhicules durables renvoie une belle image, mais c’est aussi une manière de se démarquer. C’est un vrai changement de philosophie pour nous. Avant, nous avions l’habitude de recourir au marché de l’occasion. Cela engendrait d’importants coûts d’entretien.» La société bagnarde a bénéficié des conseils avisés du service Olympic Fleet du Garage Olympic, destiné aux flottes d’entreprises. Elle a commandé trois Škoda Enyaq électriques: un Coupé RS iV et deux Sportline iV 4x4. «Je ne suis pas un féru de voitures, modère Jean Baillod, mais je dois reconnaître que celles-ci sont particulièrement agréables à conduire.» PRÊTS À S’ADAPTER En attendant le solde de la livraison de la flotte, le directeur réfléchit à la future organisation. Pour l’instant, son entreprise ne dispose en effet que d’une seule borne de recharge. «On s’adaptera le moment venu», souffle-t-il. «Les véhicules électriques sont particulièrement intéressants à plusieurs niveaux, dont la recharge en descente. Les frais d’entretien et de services sont pratiquement inexistants, si ce n’est les pneus. Dans tous les cas, nous nous attendons à faire des économies.»

Avec son ENYAQ RS IV, Škoda mise sur le style

Disons-le d’emblée, sur le marché des véhicules électriques, la Škoda Enya Coupé RS iV se démarque par son design élégant et sportif, renforcé par des jantes de 21 pouces. Le confort de l’habitacle, avec ses sièges en cuir et son écran tactile 13 pouces, tord le cou à de nombreux préjugés sur les véhicules du constructeur tchèque. Côté performances, son moteur de 225 kW permet de bonnes accélérations (dont du 0 à 100 en 6,5 secondes). Il convient toutefois de rappeler que cette Enyaq reste un SUV de 2,2 tonnes avec un coffre d’une capacité de 570 litres. On ne le privilégiera toutefois pas pour une conduite sportive, qui réduirait l’autonomie appréciable annoncée par le constructeur (506 kilomètres). En revanche, son look détonne sur le marché des véhicules électriques.

Ils roulents en Škoda ENYAQ Coupé RS IV
DAVID LONFAT (Saxon)
J’étais réticent à acheter un véhicule électrique, notamment à cause du manque de bruit. Après deux mois d’utilisation, je sais que je ne reviendrai plus en arrière. La conduite est confortable et je réalise aussi d’importantes économies de carburant. Comme je fais aussi de la moto trial, je me suis bien renseigné sur l’autonomie avec une remorque. Elle est largement suffi sante pour la Suisse.
ALAIN MOTTIEZ (Chamoson)
J’ai comparé différentes marques, et le modèle de Škoda présentait le meilleur rapport prestations/prix. J’ai tout de suite été conquis par son design. Pour la première fois, des inconnus me demandent même quel modèle je conduis. Je m’attendais à quelques contraintes pour la recharger, mais la carte Powerpass est compatible avec la plupart des bornes.

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